Conflits d’intérêts dans le milieu de la santé, qui paye ?

Les conflits d'intérêts dans le milieu de la santé

Ces médecins qui tissent des liens avec les laboratoires pharmaceutiques sont-ils influençables…Et influencés ?

Lorsqu’on les interroge sur leurs multiples liens et conflits d’intérêts avec les grands labos et les scandales sanitaires dus à certains médicaments, ces leaders d’opinion se vexent, et deviennent même agressifs pour certains. Ils s’estiment totalement indépendants et persuadés de n’être en rien influençables.

 

Mais au fait, c’est quoi un conflit d’intérêts ?

Définition de conflit d’intérêts: C’est une situation dans laquelle une personne (ou une organisation) est soumise à de multiples intérêts. Et de part cette situation la personne est « potentiellement » influencé par autre chose que l’objectif principal qu’elle doit logiquement poursuivre, ou la décision qu’elle doit normalement prendre.

 

Comment ces conflits d’intérêts peuvent-ils être dangereux pour les consommateurs ?

Vous connaissez certainement les récents scandales avec le champix, médiator ou plus récemment avec la fameuse pilule de 3 eme et 4 eme génération, alors pourquoi autant de médicaments dangereux sont mis sur le marché, et pire encore pourquoi les médecins les prescrivent-ils ?

 

Voici une petite explication simple à comprendre

D’une part, ce sont ces leaders d’opinion, ces imminents professeurs qui font autorité dans le milieu médical (marionnettes aux ordres des labos) le généraliste copient les prescriptions du spécialiste qui copie celles du prestigieux leader en blouse blanche du CHU, qui est devenu un visiteur médical haut de gamme. C’est la nouvelle stratégie des labos car il n’y a qu’une personne à influencer qui influencera toutes les autres, notamment via la formation continue, devenue la nouvelle stratégie d’influence des firmes pharmaceutiques.
Dans un  rapport de l’IGAS en 2007, il était déjà question d’un certain essoufflement du système des visiteurs médicaux, trop coûteux pour Big-Pharma, la nouvelle stratégie mise en place est donc une recherche de soutien d’experts, des hospitalo-universitaires, des leaders d’opinion.

 

D’autre part, les pouvoirs publics sous-traitent (par souci d’économie), aux labos la recherche clinique. Les labos financent les essais et nouent par la même occasion, des liens avec des experts, ces derniers gagnent en notoriété, car les labos leur permettent d’augmenter leur influence qui s’exerce dans la formation initiale à l’hôpital, l’université, mais aussi dans les congrès médicaux et la formation continue délivrée aux différents spécialistes et médecins de famille. Résultat le médecin qui prescrit n’a qu’un son de cloche.

 

Mais réellement, comment ça se passe sur le terrain ?

Prenons un simple exemple concret et d’actualité, la pilule contraceptive de 3e et 4e génération. Depuis 2007, la HAS (Haute Autorité de Santé) recommande aux médecins de ne plus prescrire ces pilules de 3e génération aux nouvelles utilisatrices en première contraception. Cette recommandation est restée sans réponse, pourquoi ? Pourquoi les médecins ont-ils continué de prescrire à la moitié de leurs jeunes patientes des pilules de troisième et quatrième génération, contrairement aux recommandations de la HAS depuis 2007 ?

Pour la simple et bonne raison que les alertes sur le danger de ces contraceptifs ont été couvertes par un autre son de cloche, omniprésent : Le discours des gynécologues les plus médiatiques de France.

Ces experts qui n’ont cessé d’assurer à la télévision, dans les revues médicales, les congrès et les journées de formation continue… Que les pilules de 3e et 4e génération présentaient moins d’effets secondaires que les précédentes, et étaient mieux tolérées par les femmes. Ces leaders d’opinion qui n’évoquaient les risques que pour les minimiser et jamais ne rappelaient la nécessité de renoncer à toute prescription en première intention.

 

Quels avantages ou bénéfices récoltent ces leaders d’opinion pour répandre de fausses informations ?

Pour les praticiens hospitaliers, qui se défendent de tout profit personnel, ils assurent par leur pratiques avec certains labos, renflouer les caisses des associations de service qu’ils créent pour financer tout ce que l’hôpital ne finance plus, mais ce qu’ils oublient de dire, c’est que la plupart du temps c’est MADAME qui gère les fonds de (ou des) l’association, et certains, ne s’en cachent même plus, ils déclarent ouvertement: « Tout l’argent gagné dans les travaux de recherche va à mes deux associations, il permet de payer des choses pour les femmes ». Sous-entendu «Ma» femme !

 

Les médecins du secteur privé, eux, obtiennent un petit coup de main des labos pour la création du site Internet de leur cabinet médical, et ce n’est qu’un exemple…Il faudrait un article complet pour détailler tous les avantages…

Le fait de tisser des relations étroites avec les labos accélère incontestablement une carrière professionnelle et confère de l’envergure, du pouvoir et de la notoriété. C’est l’avantage d’être invité (en couple) à des congrès nationaux ou internationaux, dans les plus beaux hôtels de Monaco, Nice ou Barcelone…C’est aussi se voir confier des études (rémunératrices) finales qui précédent la commercialisation de certains médicaments. C’est aussi la possibilité de publier dans des revues prestigieuses, puisque l’on peut rendre compte de ces essais….Et bien d’autres avantages encore…

 

Conclusion, car il en faut bien une !

Vous comprendrez maintenant pourquoi, lorsqu’un labo propose un nouveau médicament sur le marché, et qu’une poignée d’experts doit valider ce médicament, qu’il est très difficile aujourd’hui, pour cette poignée d’humains, et à l’époque ou l’argent dirige le monde, d’aller contre une proposition de quelqu’un qui vous paye votre piscine, vos vacances dans les îles et le tailleur Chanel de Madame… Ceci est ma conviction, mais c’est également la conviction de Martine Hatchuel, coprésidente de l’Association nationale des centres d’interruption de grossesse , je cite :« Si ces experts très médiatiques persistent à nier l’évidence scientifique et à inciter au non-respect des recommandations de la HAS, ce serait parce qu’ils sont payés par l’industrie pharmaceutique pour être ses porte-parole ». Conviction également partagée par le docteur P. Foucras, fondateur du Formindep :

« Quand les leaders d’opinion expriment d’autres avis que ceux de la science, c’est souvent qu’ils sont influencés par les laboratoires qui les rémunèrent comme consultants. »

 

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