Le guide des médicaments inutiles et dangereux

Le guide des médicaments inutiles et dangereux

Le guide des médicaments dangereux, un livre qui fait polémique

Philippe Even et Bernard Debré, deux professeurs en médecine, viennent de publier un livre qui dénonce une situation pharmaceutique des plus inefficaces avec plus de 50 % des médicaments du marché hexagonale qui sont inutiles voire même très dangereux pour 5 % d’entre eux.

 

56 médicaments inutiles ou avec des risques largement supérieurs aux bénéfices.

Bernard Debré et Philippe Even affirment qu’il faudrait retirer du marché les 56 produits dans l’intérêt des patients, les médicaments doivent servir les malades et non pas protéger le secteur industriel pharmaceutique. Servier, le labo à l’origine du scandale du Mediator est largement cité dans la liste des médicaments inutiles et dangereux.

 

Interview du Pr. Even par Le Nouvel Observateur

 

Liste des 56 médicaments inutiles et dangereux, les produits sont listés par domaines

  • Cancérologie: Avastin (Roche). Effets secondaires cardiovasculaire qui peuvent être très graves.
  • Rhumatologie: Protelos (Servier). Traitement contre l’ostéoporose en procédure de surveillance, accroit le risque d’embolies pulmonaires.
  • Hexaquine et Quinine Vit. C : (Goménol), et Okimus (Biocodex). Produits à base de quinine utilisés pour les crampes, efficacité néant.
  • Neurologie: Parlodel (Pfizer), Requip (GSK), Tasmar (Meda Pharma), Médicaments utilisés pour traiter la maladie de Parkinson, efficacité quasi nul mais effets secondaires certains : hypersexualité explosive voire dangereuse et addiction au jeu.
  • Antidépresseurs et psychostimulants: Ritaline (Novartis), Concerta (Janssen-Cilag). Psychostimulants pour les troubles de l’attention chez l’enfant, controversée et complétement inutile, sans compter sur les effets secondaires rattachés à la prise de psychotropes chez l’enfant.
  • Tofranil (CSP), Anafranil (Sigma-Tau), Surmontil (Sanofi), Stablon (Servier). Antidépresseurs qui présentent des risques sérieux d’accidents psychiatriques tel que : hallucinations, violences, suicides.
  • Gynécologie: voici les noms des 16 pilules de 3e et 4e générations, ou progestatives, qui provoquent phlébites embolies pulmonaires, à éviter !
  • Cérazette, Nuvaring, Cycleane, Mercilon, Varnoline (Schering-Plough), Qlaira, Melodia, Jasmine-Jasminelle, Yaz (Bayer), Evra (Janssen-Cilag), Triafemi, Carlin, Holgyeme (Effik), Felixita (Theramex), Minesse (Wyeth), Belara (Grünenthal).
  • Antidiabétiques: Byetta (Lilly), Victoza (Novo Nordisk). Risques importants de complications multiples pour ces deux molécules.
  • Galvus et Eucreas (Novartis), Januvia et Janumet (MSD), Xelevia et Velmetia (Pierre Fabre), Trajenta (Boehringer) et Onglyza (Bristol-Myers Squibb). Aucune efficacité pour ces médicaments de la classe des gliptines.
  • Cardiovasculaire: Vasodilatateurs coronaires et artériels: Adancor (Serono), Ikorel (Sanofi), Vastarel et Trivastal (Servier). Procoralan (Servier) + Un antiarythmique: Multaq (Sanofi). Donneraient plus de complications cardiaques que d’amélioration.
  • Deux anti-anticoagulant et anti-agrégant: Ticlid (Sanofi), Pradaxa (Boehringer): Doivent être remplacés par des molécules plus anciennes, aussi efficace mais avec moins d’effets secondaires, comme l’aspirine, le plavix et les héparines.
  • Antitabac: Champix (Pfizer), Zyban (GSK): Ces deux produits n’ont aucun effet positif pour aider les fumeur à arrêter de fumer, le seul bénéfice est pour les labos.
  • Anti-inflammatoires: Indocid (MSD), Nexen (Therabel), Ketum en pommade (Ménarini), Celebrex (Pfizer), Arcoxia (MSD). Peuvent être remplacés par d’autres molécules anti-inflammatoires avec moins d’effets secondaires. Le Ketum en pommade, pourrait entraîner des brûlures graves en cas d’exposition au soleil.
  • Stimulant respiratoire: Vectarion (Servier). Selon le Pr Philippe Even, un café serait plus utile que le Vectarion, et présente moins de danger…

 

Polémique justifiée ou non ?

La sortie de cet ouvrage qui fait déjà polémique, reçoit un accueil mitigé au sein du corps médical Français et bien évidemment des labos qui se voient accuser de commercialiser des médicaments dans le seul but d’engendrer de gros bénéfices en plombant les comptes de l’Assurance-maladie.

Outre le fait de dénoncer l’inefficacité de certains médicaments, l’analyse des deux professeurs de médecine soulèvent également des problèmes structurels bien actuels; Trop de produits inefficaces conservent leur autorisation de mise sur le marché, et par réflexe culturel les consultations médicales aboutissent encore trop souvent sur des ordonnances inutiles.

Les conclusions de ce guide monstrueux de 900 pages ne sont pas forcément assimilables par le grand public. Mais gardons à l’esprit qu’une panoplie de molécules sans intérêt ou nocives, sont tolérées sur le marché français et remboursées par la sécu, notamment pour protéger l’industrie pharmaceutique hexagonale.

 

DSM 5 – 60 maladies en 1952…430 en 2013…

 

Des médecins mieux informés

Il est évident qu’un effort doit être fait par les autorités sanitaires pour permettre aux médecins d’avoir des informations indépendantes sur les médicaments, car pour l’instant la quasi-totalité des médecins des zones urbaines sont principalement informés par les visiteurs médicaux payés par les laboratoires.

A voir également:

 

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CLENET

En France, avant d’attribuer à un médicament une autorisation de mise sur le marché, il faut au moins dix ans. Alors, tout à coup on découvre que certains médicaments ne servent à rien ou pire : sont dangereux. Quel est l’intérêt financier d’une telle déonciation. Puisque les tests et estimations ont déjà été validés sur une période e dix ans? Je n’aime pas cette façon de faire peur aux gens. La CPAM ne rembourse plus ces médicaments parce qu’ils ne servent à rien soit disant mais ils n’ont jamais été attaqués comme très dangereux jusqu’à aujourd’hui. La vérité change selon les circonstances… On nous conseille l’alternative des plantes, mais les plantes peuvent être dangereuses aussi et sont vendues comme des médecines « douces ». Au final on ne sait plus qui croire, en tout cas pas ceux qui cherchent à nous affoler et manquent de mesure.

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