Pourquoi opter pour un traitement naturel ?

Traitement naturel pour...Pour quoi faire ?

Un traitement naturel pour quoi faire ?

Pourquoi opter pour un traitement naturel alors que les infections nosocomiales (maladies contractées au sein d’un établissement de santé) touchent chaque année à peine 800 000 personnes rien qu’en France ?

 

Les autorités, quant à elles, reconnaissent officiellement à peine 10 000 morts par an suite à une infection contractée en établissement de soin, juste un peu plus que les accidents de la route, il n’y a vraiment pas de quoi s’alarmer et s’interdire de rentrer à l’hôpital lorsque notre cher médecin de famille nous en donne le conseil.

Soyons sérieux, car au lieu d’essayer de stopper cette véritable hécatombe, la priorité de ces mêmes autorités est actuellement de lutter contre les médecines naturelles…Ah bon ? Pourquoi ? La médecine douce ferait-elle des victimes ?!?

 

Médecines naturelles : Mais où sont les morts ?

Pour les détracteurs qui vont encore une fois de plus m’accuser de dénigrer la médecine moderne et tous ses représentants, je donne simplement des chiffres et je m’interroge… Selon une étude, une personne a 300 000 fois plus de risque de mourir d’un incident médical évitable, que d’avoir consommé des compléments alimentaires. Le risque de mourir suite à la prise de médicaments est 62 000 fois plus élevé qu’avec des vitamines ou des compléments alimentaires.

Les seuls cas graves répertoriés récemment concernent deux personnes, aux Etats-Unis, qui ont pris sur une longue période de la vitamine D à des doses 2000 fois plus élevées que l’apport journalier recommandé (suite à une erreur de fabrication et d’étiquetage). Elles ne sont toutefois pas décédées.

 

Une guerre contre les médecines naturelles ?

Cela n’empêche pas les autorités sanitaires européennes d’avoir les produits naturels dans le collimateur. Une offensive sans précédent est en train d’avoir lieu en ce moment, avec la mise en application définitive du règlement 1924/2006/CE, qui interdit aux fabricants de produits de santé naturelle d’informer le public des « effets favorables possibles de leurs produits », sauf autorisation spéciale de Bruxelles.

Officiellement, il s’agit bien sûr de « protéger le consommateur ».

Dans les faits, Bruxelles rejette environ 95 % des demandes qui lui sont faites, ce qui sème la panique, et le désespoir, dans un secteur constitué en majorité de petites entreprises artisanales qui ne peuvent pas se défendre.

Résultat : Ce sont aujourd’hui les grands groupes pharmaceutiques, seuls à même de discuter avec Bruxelles à armes égales et d’obtenir ces fameuses « autorisations d’allégations thérapeutiques », qui font leur marché parmi les entreprises mises artificiellement en faillite par cette nouvelle réglementation. Ni vu ni connu, ces groupes sont en train de s’emparer du secteur des compléments alimentaires, et de réorganiser la production à leur manière.

 

Le business model de Big pharma

Pour l’industrie pharmaceutique, les avantages de réguler le marché des traitements naturels est simple :

  • C’est trop cher et trop difficile de découvrir une nouvelle molécule chimique qui puisse effectivement soigner une maladie, ou du moins donner cette impression, sans trop d’effets secondaires immédiatement visibles.
  • Trop cher également de mener des études cliniques pour obtenir l’autorisation de mise sur le marché (on parle d’environ un milliard d’euros par nouveau médicament, et de quinze à vingt ans de procédure)
  • Trop cher de faire des campagnes publicitaires et des visiteurs médicaux qu’il faut envoyer chez les médecins pour les convaincre de prescrire ce nouveau médicament.
  • Médicament plus rentable au vue de la marge que prennent les grossistes et les pharmaciens (plus de 30 %)
  • Cela devient trop risqué de se retrouver à payer des milliards d’euros de dommages et intérêts si leurs médicaments provoquent des accidents (Merck a du payer 4,9 milliards de dollars pour clore les poursuites sur le Vioxx ; GlaxoSmithKline a été condamné à 3 milliards de dollars d’amende en juillet 2012)

C’est bien simple, les industries pharmaceutiques  ne peuvent pas se permettre de dépenser plus que quelques centimes par boîte de médicament, pour la matière première, y compris lorsque cette boîte est vendue plusieurs dizaines d’euros au consommateur final.

 

Des marges à faire pâlir n’importe quel fabricant de produits de luxe

Un documentaire qui avait fait grand bruit en 2001, indiquait qu’une boîte de 30 gélules de Célébrex 100 mg contient pour seulement 0,2 dollars de produits actifs. Dans la mesure où cette boîte est vendue en France 13,12 euros, cela représente pour son fabricant Pfizer une incroyable « culbute » de 8 746 %

Une boîte de 15 comprimés de Clarityne 10 mg contient pour 0,09 dollars de produits actifs, pour un prix de vente au patient de 5,54 euro (+ 7 914 %). Une boîte de Tahor (anti-cholestérol) vendu 18,82 euros contient pour 2 euros de produits actifs. Et ainsi de suite.

Allez, je vous donne le meilleur du meilleur, la palme revient au Prozac 20 mg, qui ne contient que pour 0,02 dollars d’ingrédients actifs pour 100 comprimés, alors qu’il est vendu 7,58 euros (+ 43 000 %).

En comparaison: Dans certains secteurs, qui bénéficient d’une exclusivité ou d’un effet de marque fort (industrie du luxe), on peut voir des « coefficients multiplicateurs » de dix ou quinze.

Ainsi le sac à main Louis Vuitton dont rêve l’épouse de votre voisin est vendu 1800 euros mais coûte 200 euros à la production, fournitures et main-d’oeuvre comprises.

La performance paraît honorable (+ 900 %), mais du point de vue de l’industrie pharmaceutique, Louis Vuitton donne quasiment dans le bénévolat.

Autre comparaison: lorsqu’un artisan du bâtiment fait une culbute de + 270 % ou 300 % c’est déjà le top…

 

Les traitements naturels condamnés au même sort ?

Le risque c’est que les financiers de l’industrie pharmaceutique, en s’emparant du secteur des compléments alimentaires, veuillent lui appliquer le même schéma de pensée: Réduire au maximum la teneur en ingrédients actifs, et augmenter le prix de vente.

Car le problème des compléments alimentaires est que, contrairement aux médicaments, ils ne sont pas efficaces en-dessous d’un certain dosage.

Plusieurs grandes entreprises vendant des compléments alimentaires pratiquent déjà cette politique scandaleuse: vendre des pilules qui, en fait, ne contiennent pas assez d’ingrédients pour avoir un quelconque effet. Mais le délai pour s’en apercevoir étant en général de plusieurs semaines ou mois, les acheteurs sont désarmés. Le seul moyen de se protéger est de s’informer soi-même sur les doses efficaces de tel ou tel nutriment (le dosage est obligatoirement indiqué sur l’emballage), mais il va sans dire que ce n’est pas à la portée du plus grand nombre…

 

Le mot de GregLa seule stratégie de défense du consommateur face à l’offensive de l’industrie pharmaceutique sur les compléments alimentaires naturels est donc la vigilance: N’achetez que des produits correctement dosés, et si possible aux producteurs indépendants qui résistent aux bâtons dans les roues sournoisement envoyés par Bruxelles.

C’est notre seul espoir que ces produits naturels ne se retrouvent pas entre les mains de 2 ou 3 géants internationaux qui nous feront avaler ce qu’ils auront décidés et aux prix qu’ils auront fixés…

 

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