Traitement par acupuncture dans les hôpitaux

Traitement par acupuncture

L’acupuncture de plus en plus présente dans les hôpitaux français

Les médecines traditionnelles chinoises promues au rang de « thématique innovante » s’intègrent peu à peu dans les pratiques des hôpitaux et des centres hospitalo-universitaires (CHU) français.

 

Traitement par acupuncture, massages thérapeutiques ou encore pratiques psychocorporelles comme le tai-chi ou le qi gong…Certains établissements ont même créé des unités de soins, d’enseignement et de recherche sur la médecine chinoise (MTC).

 

Pour exemple le service de nutrition d’un hôpital de paris à mis en place des cours de qi gong (gymnastique) pour des patients en surcharge pondérale. Des massages thérapeutiques de type shiatsu sont dispensés dans le service d’ORL de ce même hôpital.

Cependant, la technique chinoise la plus implantée dans les hôpitaux français est sans aucun doute l’acupuncture. Elle est proposée pour soulager diverses douleurs chroniques, lutter contre les nausées postopératoires ou induites par les médicaments anticancéreux…

 

Formation des ages-femmes

C’est en gynéco-obstétrique que les indications semblent les plus nombreuses. Dans les maternités strasbourgeoises, où elle a fait ses premiers pas il y a une vingtaine d’années, l’acupuncture  est devenue un traitement courant pour de nombreuses femmes enceintes.

Actuellement, ce sont 12 sages-femmes formées qui assurent des consultations quotidiennes  (au total 6 000 par an) sur les deux maternités du CHU, précise le chef du pôle de gynéco-obstétrique du CHU de Strasbourg. Les deux principales indications sont les nausées et vomissements, et les douleurs du dos ou du pubis.

Le chef du service de gynéco-obstétrique de la Pitié-Salpêtrière, s’apprête, de son côté, à effectuer une évaluation médico-économique des douleurs lombo-pelviennes de la grossesse. Jusqu’ici, dans cette maternité, aucune consultation d’acupuncture n’est proposée, mais une sage-femme a été formée.

L’essai inclura environ 300 femmes enceintes recrutées dans plusieurs maternités parisiennes. Toutes bénéficieront de conseils, 150 auront en outre quatre séances d’acupuncture réalisées par la sage-femme. Cette étude va permettre de mesurer l’efficacité de cette stratégie sur les douleurs pendant toute la durée de la grossesse, mais aussi son coût pour le système médical français, indique l’obstétricien. Des essais précédents ont montré que l’acupuncture soulage dans la semaine qui suit.

 

Encore pas mal de réticences au niveau de la MTC

Chef du département d’anesthésie-réanimation de l’hôpital du Kremlin-Bicêtre prône lui aussi une approche pragmatique.

« Je ne suis pas partisan de la médecine traditionnelle à tout-va mais, si des points d’acupuncture ont un bon rapport bénéfice-risque pour certains symptômes, il serait dommage de ne pas les intégrer à notre pratique » vomissements postopératoires, voire les prévenir. « Notre démarche doit être d’évaluer scientifiquement, selon les critères de la médecine occidentale, pour garder les bonnes indications et éliminer les mauvaises » poursuit cet anesthésiste qui a créé, il y a deux ans, le premier diplôme interuniversitaire d’acupuncture scientifique en partenariat avec une acupunctrice libérale.

 

Malgré cette vision universitaire, les réticences envers les médecines chinoises sont encore nombreuses, notamment au niveau du financement d’études. Des réticences trop nombreuses concernant une médecine qui à fait ses preuves durant plusieurs millénaires. Pour l’instant, quand deux projets de recherche clinique sont en concurrence, celui sur l’acupuncture ne gagne jamais, allez savoir pourquoi, le lobbying pharmaceutique y est certainement pour beaucoup.

 

Cependant, la volonté de l’Assistance publique de développer les médecines complémentaires dans ses établissements (offre de soins, enseignement et recherche…) ainsi que la volonté de certains médecins à vouloir sortir de la médecine traditionnelle à tout-va, mais également la demande est forte et croissante des patients qui font connaître à d’autres les techniques douces devrait bientôt changer la donne et les labos devront s’y associer !

 

Conclusion

Cette branche de la médecine chinoise a déjà une place dans les hôpitaux français, mais jusqu’ici les actes n’étaient effectués que par des acupuncteurs. Dans cette nouvelle approche pragmatique, les médecins n’auraient même pas forcément besoin de savoir planter les classiques aiguilles, car on peut stimuler un point d’acupuncture sans franchir la barrière cutanée avec d’autres techniques comme le laser, un stylo pointeur, une pression manuelle, ou un patch.

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