Sportifs : pour booster vos performances, faites-vous hypnotiser !

Article invité proposé par Hélène de Prism’Evolution. À la lecture du titre, vous vous amusez sans doute à imaginer un tas de muscles bestial hébété devant le balancement régulier d’un pendule qu’un énergumène marginal lui agite devant les yeux en récitant des invocations quasi mystiques…

Grave erreur ! La pratique de l’hypnose est à des années-lumière des clichés rabâchés dans les émissions de divertissement et a d’ores et déjà fait ses preuves dans de nombreux domaines, au point de faire son entrée dans le quotidien hospitalier. Si le recours à l’hypnothérapie dans le milieu sportif demeure encore assez rare en France (même si de récentes études tendent à démocratiser sa pratique auprès des professionnels du milieu), nos voisins américains ne tarissent pas d’éloges à son sujet. Voyons ensemble comment des sportifs mondialement connus comme (entre autres) Michael Schumacher, Tiger Woods et Laurent Bourgnon ont dopé leurs performances grâce à l’hypnose.

 

Qu’est-ce que l’hypnose ?

Pour en finir avec les préjugés et les stéréotypes, commençons par définir l’hypnose. L’hypnose ericksonienne (du nom de Milton Erickson) se pratique avec un hypnothérapeute, qui assume dès lors le rôle de guide pour son patient (exactement comme le ferait un psychologue), ou en individuel, moyennant quelques séances de formation préalables avec un praticien professionnel : on parle alors d’auto-hypnose.

Se faire hypnotiser consiste à atteindre un état de conscience particulier, proche du sommeil, sans signifier pour autant un endormissement total de la conscience : au contraire, l’individu hypnotisé, guidé par la voix et les directives du thérapeute, est en mesure de faire abstraction de ce qui l’entoure pour mieux se focaliser sur son esprit. Il s’agit d’un niveau de conscience élevé, souvent désigné sous le terme de « transe » ou d’ « hyper-conscience », et fortement similaire à celui dans lequel il nous arrive quotidiennement de plonger quand nous sommes « absents », « ailleurs » ou « dans la lune ».

Dans un tel état, les différents phénomènes sensoriels, processus perceptifs ou fonctionnements cérébraux se trouvent accrus, ce qui permet au patient de dépasser les frontières parasites du conscient pour travailler directement sur son inconscient.

 

Quel est l’intérêt de l’hypnose pour le sportif ?

Nous venons de mettre en évidence comment l’atteinte du graal de l’état d’hyper-conscience via l’hypnothérapie permet d’intervenir sur le pan inconscient de l’esprit. Mais pour quoi faire, et quel rapport avec le quotidien du sportif ?

Les athlètes sont dans un perpétuel combat contre eux-mêmes, contre leurs limites, et cherchent sans cesse à se transcender pour remporter leurs compétitions ou les défis qu’ils se fixent. Certes, il est indéniable qu’une bonne préparation physique ainsi qu’une connaissance adéquate des techniques propres à leur discipline sont des facteurs indispensables à leur réussite. Mais face à un sportif B dont les compétences sur ces deux plans sont égales à celles d’un sportif A, que restera-t-il au compétiteur A pour faire la différence et remporter la médaille tant convoitée ? Le MENTAL.

Pourtant, ce troisième pilier, bien que déterminant, est bien souvent le grand oublié des entraînements des sportifs. Et rien de tel que l’hypnose pour travailler ses capacités mentales, à la manière de n’importe quel autre muscle.

 

Comment l’hypnose agit-elle sur le mental du sportif ?

La simple volonté ne suffit pas pour remporter une compétition. Le travail psychologique, pour porter ses fruits, doit d’abord intervenir sur l’inconscient, là où se nichent les blocages, les traumatismes, les réflexes, les apprentissages intériorisés, etc. En se laissant aller à l’état de transe, le sportif est en mesure d’atteindre et de comprendre tout ce qui lui échappe dans ses émotions, ses peurs, ses ressentis, ses réactions ou son comportement, pour pallier à la source les problématiques rencontrées, se libérer des entraves qui gênent sa performance et se reformater en vue de l’atteinte d’un objectif précis.

À titre d’exemple, le praticien pourra avoir recours à la technique de l’ancrage, qui consiste à produire une association ritualisée dans l’esprit du sportif sur la base d’une image, d’un mot ou d’une gestuelle entraînant automatiquement l’émergence d’un état psychologique particulier chez celui-ci.

C’est également grâce à la sollicitation du mental que les apprentissages tactiques se trouveront optimisés, en les implantant ou en les modifiant directement dans les strates inconscientes de l’esprit pour en accroître la mémorisation. En somme, parvenir à se dépasser mentalement constitue le catalyseur du véritable dépassement physique.

L’hypnose chez le sportif est donc en mesure d’intervenir sur de nombreux points, avant, pendant ou après l’épreuve, en soutien quotidien ou en stratégie de traitement ponctuelle :

• lever les inhibitions et les blocages psychologiques ;
• gérer le stress et la pression ;
• développer sa confiance en soi ;
• prendre conscience de son corps et de ses limites ;
• aider à la récupération physique après l’effort ;
• améliorer l’apprentissage technique ;
• doper sa capacité de concentration, etc.

 

Conclusion

Vous l’avez vu, l’hypnose est une thérapie particulièrement complète et riche de nombreux bienfaits pour l’athlète qui s’y essaye. Il ne reste plus qu’à espérer que nos sportifs français ne restent pas sourds à ses atouts et que sa pratique se démocratise avec toute l’ampleur qu’elle mérite dans les années à venir…

Et vous, avez-vous envie de vous y mettre ? Vous trouverez des formations à l’hypnose sur cette page

 


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