Notre santé n’est pas entre de bonnes mains

Réglementation européenne sur les produits naturels

La réglementation européenne veut protéger la population contre les dangers des produits naturels

Les produits nutritionnels naturels riches en vitamines et minéraux sont devenus « dangereux », à tel point que la Commission européenne interdit aux fabricants de mentionner librement leurs bienfaits et vertus thérapeutiques. (Règlement n°432/2012 du 16/05/2012)

 

Une véritable catastrophe pour la santé publique

Il est quasiment impossible aujourd’hui de trouver en pharmacie et dans les magasins spécialisés bio, des produits naturels avec des indications précises sur leur usage thérapeutique, mis à part quelques expressions standards du type: « participe au bien-être général », « améliore votre énergie », etc….

C’est terminé, vous ne trouvez plus de protocole de prévention précis ou de traitement efficace contre le diabète, l’arthrose ou les maladies cardio-vasculaire sans être obligé de demander des conseils au pharmacien ou au vendeur du magasin qui, dans la grande majorité des cas n’y connait absolument rien et vous raconte n’importe quoi, faites le test et vous verrez…

Cette interdiction européenne imposée aux fabricants de produits naturels a cependant été accompagnée d’une liste d’exceptions : une commission spéciale examine les dossiers présentés par les fabricants, à condition toutefois que le produit en question ai fait l’objet d’une étude scientifique démontrant l’efficacité de ces composants.
Il y a des dizaines de milliers de produits naturels ou alimentaires possédant un nombre incalculable de vertus thérapeutique, cependant cette fameuse commission bureaucratique, après 6 ans d’étude sur le sujet, à décider de ne retenir que 200 allégations de santé autorisées sur plus de 40 000 dossiers déposés.
Lorsqu’un fabricant obtient enfin le droit de mentionner une allégation de santé sur un de ses produits il peut alors l’écrire sur l’emballage de son produit, mais attention juste une phrase précise définie et validée par la commission.

 

Provocation ou bonne intention ?

Ce système de réglementation vient certainement d’une bonne intention et va éviter à l’avenir des escroqueries du style des probiotiques de Danone. Par contre d’un autre coté cela va empêcher le grand public de tenter de résoudre leurs soucis de santé naturellement par manque d’information précise.

Des dizaines de milliers de produits naturels vont passer aux oubliettes.
Les deux principales raisons de la mise en place de ce système c’est d’une part que les aliments ne sont pas brevetables au même titre que les médicaments, ils ne font pas non plus l’objet systématique d’études scientifiques sur leur vertus thérapeutiques. Si on prend l’exemple du pruneau, tout le monde connait parfaitement sont effet laxatif mais la commission à décidée d’interdire la mention d’une allégation thérapeutique sous prétexte que personne n’a réalisé d’études assez « scientifiques » sur les effets laxatifs du pruneau. Tout comme le pruneau des milliers d’autres aliments se voit donc interdit d’être vendus avec des allégations thérapeutiques pourtant bien établies.
La deuxième raison c’est que la médecine moderne ne jure que par les médicaments chimiques, le reste n’étant que des remèdes de bonnes-femmes [1]. De ce fait aucun médecin diplômé en médecine conventionnelle n’est formé correctement au niveau de la nutrition. Rajoutons à cela l’opacité et les conflits d’intérêts des experts désignés par l’EFSA sans garantie sérieuse de leur indépendance vis-à-vis des lobbys industriels. Notons les deux exemples, la présidente, Diána Bánáti, obligée de démissionner en 2012, car elle a « oublié » de déclarer son conflit d’intérêt avec le lobby pro-OGM (ILSI). Et John Dalli, commissaire européen en charge de la Protection des consommateurs (DG SANCO), en grande « sympathie » avec le lobby du tabac.

 

Conclusion

Toute cette mascarade, et vous l’aurez compris, n’a bien évidemment qu’un seul et unique but, celui de ne plus donner aux gens d’autres choix de prévention ou pour se soigner que de recourir à l’industrie chimique car les aliments naturels ne rapportent que très peu d’argent contrairement aux médicaments. La cerise sur le gâteau c’est que ces mêmes experts reconnaissent que les glucides sont indispensables au bon fonctionnement du cerveau, sous-entendu vous pouvez continuer à manger plus de sucre, et les fabricants pourront désormais mentionner que « les glucides contribuent au maintien des fonctions cérébrales ». Super, merveilleux, encore plus de diabétiques en vue, (1 personne atteint de diabète de type 2 meurt toute les 6 secondes dans le monde) bravo les experts européens, heureusement que beaucoup de blogs comme celui-ci vous donne quelques indications sur les vertus d’une bonne alimentation pour maintenir une bonne santé

 

A voir également:


Andrée

Un détail qui a quand même son importance :

Vous écrivez « les remèdes de bonnes femmes » or il s’agit des  » remèdes de bonne fame » ce qui signifie remèdes de bonne réputation, remède fameux (fame → fameux → bonne réputation → efficaces → qui ont fait leurs preuves, de la même famille : infame, diffamer etc)
Mais cette expression, comme bien d’autres d’ailleurs, a été transmise le plus souvent oralement et mal interprétée, mal comprise.
Donc les remèdes de bonne fame devraient être tenus en grand respect, mais bien sûr étant donné la misogynie ordinaire dès qu’il s’agit de bonnes femmes il faut se méfier.. Allons donc.

Greg

Je ne connaissais pas ce terme, en effet cette expression a une connotation très péjorative. Mais très justement, et comme vous le mentionnez, à l’origine il était question de remèdes “de bonne fame” (du latin “bona fama”) c’est-à-dire de bonne renommée. Il faudrait en toute logique parler de “remèdes bien famés”, de “remèdes fameux” ce qui n’a rien de diffamatoire envers les femmes. Merci Andrée pour cette précision…:-)

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